09 décembre 2008

Le pays natal de Jacques Ferron

La télévision de Radio-Canada présente Le pays natal de Jacques Ferron

Dimanche, 22 H 30 à minuit, 14 décembre 2008

La Société d'histoire et de généalogie de Louiseville a produit un documentaire sur la vie de Jacques Ferron, médecin et écrivain.

Ce documentaire s'intitule Ainsi te voici dans ton pays natal et est réalisé par Jean-François Blais. On le sait, Jacques Ferron était originaire de Louiseville. La société avance d'ailleurs que le documentaire « reconstitue le parcours de l'écrivain, de l'enfance jusqu'à l'âge adulte, à travers les lieux marquants d'une beauté insoupçonnée qui traversent son oeuvre tout entière ». Dans ce documentaire, Ferron nous est aussi dévoilé à travers les yeux d'autres personnes : Jean-Claude Germain, Marcel Sabourin, Marcel Olscamp, Ginette Michaud, Madeleine Ferron, Paul Ferron, Les Zapartistes et Fred Pellerin.

Carole David lit « Cotnoir » de Jacques Ferron


La bibliothèque d’Ahuntsic vous invite à participer à une troisième rencontre littéraire en compagnie de Carole David, écrivaine en résidence, le samedi 13 décembre à 14h.
Après La Flouve: le parfum de Balzac de Lise Bissonnette et L’Île de la merci d’Élise Turcotte, Mme David vous propose la lecture du roman Cotnoir de Jacques Ferron. Réservez ce moment pour visiter, ou revisiter, ce grand classique de la littérature québécoise.

Pour assister à cette rencontre, vous pouvez composer le 514 872-0568 ou vous présenter à la bibliothèque d’Ahuntsic, située au 10 300, rue Lajeunesse, à Montréal. Les heures d’ouverture sont: lundi de 12h à 18h, mardi et mercredi de 13h à 21h, jeudi de 10h à 21h, vendredi de 10h à 18h, samedi de 10h à 17h et dimanche de 12h à 17h.

06 novembre 2008

Le ciel de Québec: "Le livre des fondations" par Jacques Cardinal


Le livre des fondations. Incarnation et enquébecquoisement dans Le ciel de Québec de Jacques Ferron
un essai de Jacques Cardinal

La "grosse galette de Papa Boss", comme l'avait surnommée le critique du Devoir, Jean Éthier-Blais, aura 40 ans, l'an prochain. Si Le ciel de Québec occupe une place de choix ans les oeuvres de Ferron, il n'a pas été jusqu'ici l'objet d'autant d'études que les Contes ou d'autres récits comme La nuit par exemple.
Cette oeuvre complexe, qui a dû faire rebrousser chemin à plusieurs lecteurs, vient de rencontrer un lecteur érudit et , dans un certain sens, audacieux. Plutôt que d'y voir simplement une autre "oeuvre du pays" (ce que ce roman est aussi), Jacques Cardinal y met en lumière l'importance de la culture religieuse et catholique dans laquelle Ferron a puisé pour proposer une autre fondation au Québec.

Comme le précise l'éditeur, l’étude de Jacques Cardinal, richement documentée, met en relief l’héritage catholique et baroque de ce roman par lequel Ferron a voulu nous réconcilier avec un large segment de notre mémoire.
"Selon le grand récit de la Révolution tranquille, le Québec aurait brusquement rompu au début des années soixante avec la Grande noirceur — associée à la domination du discours clérico-nationaliste pendant plusieurs décennies (1860-1940) —, pour assumer enfin et pleinement sa modernité. Dans plusieurs de ses romans, historiettes et escarmouches, Jacques Ferron s’est plu à remettre en question, à nuancer, ce jugement sur l’histoire, en réinterprétant notamment l’incidence de notre héritage catholique. Au discours évoquant un clergé ultramontain et dominateur, prêchant l’abnégation, le mépris de la chair et la mortification, Ferron aura opposé en effet un autre discours où le clergé, la société québécoise catholique n’aurait pas ignoré ce qu’est «la joie et la pétulance des enfants de Dieu».
Publié en 1969, Le ciel de Québec apparaît en cela comme un nouveau récit de fondation de l’identité québécoise alors qu’au discours prônant le refus du monde, le roman oppose le discours de l’incarnation, inspiré de la mystique du Verbe fait chair, pour mieux relater l’appropriation du pays incertain. Bien que mécréant, Jacques Ferron n’en demeure pas moins à cet égard un écrivain profondément imprégné de culture catholique, en particulier jésuite. Cela est lisible non seulement sur le plan du discours, mais dans la poétique même de ce roman que l’on peut sous plusieurs aspects qualifier de baroque. En exhumant les sources documentaires qui constituent le fond culturel et historique à partir duquel l’écrivain a construit sa fiction, le commentaire analytique permet de rendre à cette œuvre sa fonction première de transmission d’un héritage aujourd’hui quelque peu oublié." (L'Éditeur)
Jacques Cardinal est professeur de littérature comparée à l’Université de Montréal.

Le livre des fondations. Incarnation et enquébecquoisement dans Le ciel de Québec de Jacques Ferron, Montréal, XYZ éditeur, coll. "Documents", 2008, 204 p.

09 octobre 2008

Les roses sauvages chez les Leméacois


Après le départ de Jacques Lanctôt de sa maison d’éditions et la transformation de Lanctôt éditeur en Michel Brûlé (tout court!), l’avenir des œuvres de Ferron chez son principal éditeur est devenu incertain. Pour le moment, quelques titres épuisés devraient rejoindre l’éditeur des deux tomes de la première édition des Escarmouches, les éditions Leméac et Pierre Filion.
Le titre gagnant du prix France-Québec de 1972, Les roses sauvages inaugurera cette nouvelle association. Publié dans la Bibliothèque québécoise, ce roman suivi d’une « lettre d’amour soigneusement présentée » rejoindra La charrette, les Contes et Escarmouches, ainsi que les 200 autres titres de ce « panorama de la littérature québécoise ».

La couverture de cette nouvelle édition est illustrée par une œuvre par Marcelle Ferron, La vie en fleurs entre mes cils, (1945, © Succession Marcelle Ferron).

15 septembre 2008

Pascale Buissières visite les nouveaux mondes du Coteau-Rouge et de Louiseville

Le 25 septembre à 19 h, dans la série « Les nouveaux mondes» offerte à ARTV, les Productions Rivard nous invitent à découvrir les territoires imaginaires de nos écrivains québécois. Après Anne Hébert, Michel Tremblay et Gabrielle Roy, ce sera donc le vaste monde de Jacques Ferron qui sera présenté aux téléspectateurs.

La comédienne Pascale Buissière sera la narratrice et la voyageuse dans cet espace littéraire, avec des arrêts privilégiés dans son petit Farouest de la Rive-Sud et à Louiseville. Nous y reverrons aussi le défilé du Bon côté des choses qui inaugurait le Jardin de l'Amélanchier en juin 2007 dans le Vieux-Longueuil, au Centre culturel Jacques-Ferron.

Consulter l'horaire de télévision pour les reprises.

La ruée d'Alain Lamontagne vers l'Ouest à l'assault de la Vache morte de Jacques Ferron...

Du 17 septembre au 20 septembre 2008

Près de chez-nous, une ruée vers l'Ouest

 

À la Maison du Pressoir, le conteur Alain Lamontagne, nous fait découvrir les nouveaux personnages du conte «La vache morte du canyon» de Jacques Ferron.

Lamontagne a reconstruit l'œuvre à sa façon et il multiplie les anecdotes, avec humour et envolées à l'harmonica. Le conteur nous convie à un conte qui évoluera (work in progress) à chacune des cinq représentations, selon son humeur et la vôtre.

Après deux versions abrégées lors de performances collectives avec ses collègues conteurs, dans le cadre du Festival international de la littérature en 2003 et au Festival Métropolis Bleu en 2006, Lamontagne se lâche donc lousse cette fois-ci, comme un vrai descendant de François Laterrière dit Laterreur, à l'assault de la célèbre vache mort-pas-morte de Ferron. Après la vache morte du canyon, on aura dorénavant la vache morte de la montagne...

 

QUAND : du 17 septembre au 20 septembre à 20 h, samedi 20 septembre, aussi à 15 h.

OÙ: Maison du Pressoir, 10865, rue du Pressoir, dans l'arrondissement Ahuntsic à Montréal

INFO et laissez-passer : 514-872-8749.

27 mai 2008

Prix-Aménagement de Les Arts et la Ville pour le Jardin de l'Amélanchier

À l'occasion du 21e colloque annuel de Les Arts et la Ville, la ville de
Longueuil a reçu le Prix aménagement pour la réalisation du projet Le Jardin
de l'Amélanchier, inspiré par le récit de Jacques Ferron L'Amélanchier.
Ce projet de jardin contemporain et d'activités multidisciplinaires, conçu
et réalisé par la Société des amis de Jacques Ferron
(http://www.ecrivain.net/ferron) et le collectif EKIP (http://www.ekip.ca/),
a conquis les membres du jury par "l'originalité et le sens de l'identité
locale dont a fait preuve la Ville de Longueuil en aménageant le Jardin de
l'Amélanchier devant le Centre culturel Jacques-Ferron à l'occasion du 350e
anniversaire de la ville".

Longueuil partage ce prix avec la ville de Trois-Pistoles pour une autre
réalisation.

Pour avoir un présentation complète de ce projet, consultez le site officiel
du Jardin de l'Amélanchier:
http://www.ecrivain.net/ferron/Jardin/presentation.htm.

Ci-joint, le communiqué officiel de Les Arts et la Ville:

Arts_et_ville_Prix_2008.pdf

08 mai 2008

John Grube (1930-2008)

John Grube (1930-2008)« J’aimerais bien, vous savez, qu’un jour en Ontario on apprenne que vous avez été au Québec un homme aimé… » (Jacques Ferron à John Grube)

L'intellectuel, professeur et poète torontois John Grube est décédé le 21 avril dernier, à Toronto. Il était âgé de 78 ans. Il laisse dans le deuil ses soeurs, Antonia Swalgen de New York, et Jennifer Podlecki de Vancouver, ainsi que ses bons amis, Mark Hart et James Dubro.

Fils d'un membre fondateur de la Co-operative Commonwealth Federation (ancêtre du Nouveau Parti démocratique), John Grube a enseigné pendant plusieurs années la littérature anglaise et les arts au Ontario College of Art, à Toronto. Il a aussi milité activement pour la reconnaissance des droits de la communauté gaie.

Homme cultivé, héritier des humanities anglo-saxonnes, spécialiste du poète anglais Robert Browning, essayiste et poète, John Grube était passionné par la vie politique canadienne et québécoise. Fier de posséder la collection complète de la revue L'Action nationale, il a écrit un essai sur un de ses plus célèbres directeurs: Bâtisseur de pays : la pensée de François-Albert Angers (Éditions de l'Action nationale, 1981).

"Éclaboussé par l’énormité baveuse" de la crise d'Octobre, comme la décrira Jacques Ferron, Grube lui envoie une première lettre à la fin du mois de janvier 1971. C'est le début d'une longue correspondance amicale entre l'écrivain québécois, francophone et catholique et cet intellectuel torontois, anglophone, protestant et homosexuel.

À l'exception de quelques amis communs, les lecteurs de Ferron découvriront avec surprise cette amitié quand Grube publie Une amitié bien particulière, un choix de lettres que lui a envoyées l'écrivain (Boréal, 1990). Peu après, au colloque "Présences de Jacques Ferron", organisé par Marcel Olscamp à l'Université McGill en 1992, il présentera une communication sur leur correspondance: "Jacques Ferron, épistolier".

"En hommage à la ferronerie", John Grube a aussi écrit une interprétation provocatrice de la crise d'Octobre, encore inédite, "A shandean hypothesis". Dans le film de Jean-Daniel Lafond, Le cabinet du docteur Ferron, il se remémore avec émotion son ami québécois avec qui il pouvait parler aussi bien de Dickens que de Pierre Vallières.

Ray Ellenwood et Betty Bednarski dédieront à la mémoire de John Grube un recueil d'études sur le "Ferron, hors-Québec", en préparation aux Éditions du GREF. Luc Gauvreau y présentera quelques lettres inédites de Grube à Ferron.

06 mai 2008

Exposition "Les Paysagistes" à Longueuil (du 12 mai au 21 juin)


La Société de développement des arts et de la culture de Longueuil vous invite au vernissage de l'exposition Les Paysagistes.

Sculptures de Daniel Corbeil, Marie-Chrystine Landry, Guy Laramée, Francine Larivée, Réal Lauzon, Nicholas Reeves et Guillaume Crédoz, Sarla Voyer; commissaires Monic Brassard et Yvon Cozic

D'après un conte de Jacques Ferron, mis en espace par Irène Ellenberger

Le mercredi 14 mai de 17 h à 20 h

au Vieux-presbytère St. Mark, 340, rue St-Charles Ouest, Longueuil

(L'exposition est présentée du 12 mai au 21 juin)

Une exposition conçue et réalisée par le Centre d'exposition Circa, dans le cadre du programme Conseil des arts de Montréal en tournée en collaboration avec la Société des amis de Jacques Ferron, la Société de développement des arts et de la culture de Longueuil, la librairie Alire et le Service du loisir, de la culture et du développement social, division des arts et de la culture, Arrondissement du Vieux-Longueuil.

09 avril 2008

Jacques Ferron encore et toujours

Dans le remarquable essai, Histoire de la littérature québécoise (Boréal, 2007), les auteurs Michel Biron, François Dumont et Élisabeth Nardout-Lafarge soulignent l’importance de l’œuvre de Ferron en lui consacrant un chapitre entier intitulé : «Jacques Ferron : la littérature par la petite porte ».
Son nom et/ou ses œuvres sont parmi les plus souvent mentionnés dans cet imposant ouvrage. Ferron apparaît lorsqu’il est question de la Nouvelle-France, de Camille Roy, de Saint-Denys-Garneau, de Frank Scott, de VLB, du joual, des revues Partis pris et Les Herbes rouges et aussi du manifeste du Refus global.
Les amis de Ferron se plairont à lire comme un roman, ce panorama de notre littérature, heureux de constater que l’auteur de L’Amélanchier fut, en même temps, une mine de renseignements sur la société québécoise.
(Yolande Gingras)